Chronique du lundi 25.11.19 : La justice aux ordres???

Les décisions de justice sont appréciées d’une manière ou d’une autre par chaque citoyen. Au Bénin, la dernière liée á la condamnation de l’ex-ministre de Boni Yayi, Valentin Djènontin, est le choux gras des internautes qui vont dans tous les sens. Au vu des appréciations , le chroniqueur fait un feed-back vers des décisions d’hier qui avaient créé des tensions. Il estime que le manque de confiance en la justice conduit á l’obstruction á la loi. La justice aux ordres??? c’est la question de Prévert DJOSSOU qui met trois gros points d’interrogation.
On écoute sa réponse…

Le manque de confiance en la justice crée-t-il l’obstruction à la loi !? La succession des évènements d’hier à aujourd’hui amène à une équation à laquelle, le pays doit désormais faire face. Il s’agirait de rétablir la justice dans son ‘’Quartier Général’’. Puisque semble-t-il, le peuple voit des mains invisibles qui ont pris en otage ce secteur-là qui se doit d’être le plus crédible sur terre car avant la justice divine, c’est d’abord celle des humains qui s’effectue. Des béninois n’auraient visiblement plus confiance en leur justice. C’est le sentiment qui se dégage. Et c’est la porte ouverte à l’obstruction à la loi. C’est une suite logique qu’il faudra corriger pour arriver à la normale. De Yayi à Talon, le peuple estime que la justice ploie sous le poids de la rage politicienne.
Qu’il vous souvienne, en avril 2012, quand le richissime homme d’affaire Patrice Talon avait été gardé au commissariat central de la ville de Cotonou sous Louis Philippe Houndégnon, presque tout le pays avait pris d’assaut les lieux pour y voir clair puisque la sincérité semblait ne plus exister en ce moment-là. Et ce n’est pas tout !
Lorsque le domicile de Gaston Zossou avait été encerclé le 1er août 2013 par une horde de policiers, nous avons vu la prompte réaction des personnalités politiques et hommes de la société civile qui sont allées à son chevet craignant la manipulation qui était devenue la norme puisque l’homme au pouvoir avait le pouvoir. De chez Zossou, rendons-nous chez Azannai !
On se rappelle, Candide avait reçu le soutien de toutes les forces en déphasage avec le pouvoir de Boni Yayi le 4 mai 2015. Une date historique, peu s’en fallait le pays aurait aujourd’hui une autre histoire derrière lui. Mais l’histoire étant en mode continue, le roi de la volaille en a connue.
Avec l’affaire cocaïne, dans laquelle l’interpellation de l’homme d’affaire Sébastien Adjavon était suivie de la restriction de sa liberté le vendredi 28 octobre 2016, le peuple était encore là pour dire non. Et au jugement, nombreux ont été les avocats volontaires ayant choisi d’aller à sa défense.
Et au tour de Léhady Soglo, des personnalités n’avaient pas manqué d’aller à son secours le vendredi 28 juillet 2017 lors de la perquisition de son domicile.
On ne peut égrener tout le chapelet ici et maintenant. On pourrait déjà, au regard de ce qui précède, conclure que lorsque le peuple n’a plus foi en la justice de son territoire, il fait obstruction à ses décisions. La justice est-elle toujours juste? Le politique lui laissera-t-il la main libre? Les justiciables peuvent-ils toujours ou désormais compter sur la bonne foi des instances juridictionnelles de la nation? L’obstruction à loi finira-t-elle par s’éloigner de nos habitudes? Le tir pourrait-il être corrigé? A qui la faute, si ça se passe comme çà? Il faut une prise de conscience générale, du plus petit au plus grand, du faible au fort, du citoyen lambda au sommet de l’Etat. Comme le dit un adage populaire, ‘’Cherchons là où nous avons heurté l’obstacle que de regarder l’endroit où notre panier s’est renversé’’. Le ver est dans le fruit! Suivez mon regard!!!

Prévert Oléman DJOSSOU (25.08.2019)

Partager via :

Laisser un commentaire