Chronique éducation du jeudi 28/11/19 : Des classes sans professeurs!!!

Chronique éducation du jeudi 28.11.19

Au Bénin, le manque d’enseignants dans les classes n’a pas encore connu une solution définitive pour le compte de l’année scolaire en cours. C’est ce que tente de dire Prévert DJOSSOU qui énumère le Français, les Mathématiques et la Physique Chimie et Technologie, les matières dans lesquelles, le vide est á combler. Sa chronique est intitulée « Des classes sans professeurs!!!.

Onze classes sans professeurs de français dans un collège dans la commune de Sinendé au Nord Bénin, apprend-on. C’est la preuve tangible du manque d’enseignants dans les écoles sur le territoire du pays. Or le professeur Celestin Nékpo disait : Priorité à l’éducation, Attention ! Que s’est-il passé et que se passe-t-il ? Dans les disciplines enseignées telles que le Français, les mathématiques et la Physique Chimie et Technologie dans les lycées et collèges, il y a un vide à ne pas minimiser. Malgré les stratégies que mettent en place les autorités à divers niveaux pour fermer ces caniveaux à ciel ouvert, le mal refuse de rebrousser chemin. A quand le dénouement total ce problème ? A quand la cicatrisation de cette plaie béante ? Deux bons mois et demi apres la rentrée scolaire 2019-2020 sont en cours d’achèvement et l’os est toujours dans la gorge. Si on sait que le français était enseigné par des détenteurs de diplôme de sociologie, de géographie, de Sciences de l’éducation… et autres et que c’est le fait que ceux-là soient mis à l’écart aujourd’hui que le vide existe dans cette discipline, on ne saurait dire avec exactitude ce qui est arrivé en mathématiques ? Car malgré le rappel des détenteurs de diplôme des sciences économiques pour administrer les cours, le nombre reste insuffisant et le vide ne fait que parler de luI. Et pendant qu’on y est, parmi les professeurs de Mathématiques agents permanents et contractuels, on en promeut à des postes de responsabilité. Conséquence directe: les élèves sont abandonnés. Bonjour les dégâts!
Voilà le tableau sombre que présente le système éducatif béninois sous les yeux des réformateurs. Des solutions existe-t-il encore pour pallier ce problème qui paraît simple mais profond comme un puits ? On dit que le temps perdu ne se rattrape pas. Les apprenants méritent-ils cette absence de connaissances nécessaires pour eux !? S’il est vrai que des classes de troisième et de Terminale sont sans enseignants dans ces matières, ces apprenants prendront-ils aisément part aux examens du brevet d’étude du premier cycle et du baccalauréat en fin d’année? C’est la fin qui justifie les moyens en toute chose comme on aime le dire si bien. Mais il vaut mieux prévenir que guérir. Quand il fait noir devant soi, il faut apporter la lumière qu’il faut pour voir clair.
Les oreilles du chroniqueur ont entendu évoquer le manque d’enseignants en Français, ses yeux ont vu ce manque en mathématiques et sa bouche ne pourra pas se taire sur le peu qu’il faut combler en Physique Chimie et Technologie.

Prévert Oléman DJOSSOU (28.11.19)

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