Chronique éducation du jeudi 05/12/19 : Les handicapés à l’école !!!

Les handicapés à l’école !!!

Si les yeux ne fonctionnent pas, les oreilles n’entendent pas, les bras n’existent plus ou que l’individu marche à l’aide des béquilles… On peut parler du handicap, n’est-ce pas ?  Les personnes de cette catégorie ont besoin d’une orientation et à la base d’un dressage au même titre que les autres.  Les enfants handicapés méritent que l’instruction leur soit accordée sans ambiguïté. C’est le moins qu’on puisse faire pour contribuer quelque part à la bonne vie en société.    selon Patrick Creppy, l’éducation  joue un rôle prépondérant dans  le  processus d’humanisation et de socialisation d’un individu et que « sans ce grigri », dit-il, il est difficile à l’enfant d’intégrer sa société et s’approprier convenablement les valeurs qui la régissent.  Dans cette même logique,  Laurent Ahongbonon, défenseur des droits humains refuse qu’on écarte l’enfant du milieu d’instruction. Il martèle : « le plus grand handicap à combattre, c’est l’enlèvement des enfants des écoles pour les conduire dans les rues et marchés. Ces enfants deviendront des cas sociaux et handicap pour le monde ». Alors, du concret, c’est ce que chacun et chaque organisation doivent pouvoir faire pour sauver ces enfants qui n’ont certainement pas choisi d’être de cette catégorie. C’est à coup sûr, Dieu qui leur a montré du doigt.
La question qui surgit est celle-ci : la panoplie d’organisations qui lutte pour l’amélioration des conditions de vie fait elle réellement le travail qui lui revient ? Sinon profiter du malheur des autres pour en mettre plein les poches, c’est arriérer la société, c’est ne rien faire, c’est assassin, permettez-le !!!  Oui, Il faut célébrer la journée internationale des handicapés mais il faut concrètement penser à leur suivie.  Rouler de grosses caisses et gagner de gros billets dans des projets de  protection des personnes handicapées  doit pouvoir céder place à l’accompagnement sincère des bénéficiaires.  Investir sans équivoque les fonds destinés à l’instruction des enfants handicapés devra gouverner dans la pensée des penseurs. L’éducation spécialisée devra avoir le mérite d’être mieux conduite pour de meilleurs résultats.
En un mot, « Il urge qu’on cesse d’être hypocrite et qu’on lutte pour le respect sans faille des droits de nos enfants », avait lancé Patrick Creppy qui appelle à passer du noir sur le faux. Il pointe du doigt les décideurs en ces termes « En fait, le malheur de l’enfant africain, c’est d’avoir de pseudo avocats qui lui offrent une bactérie de textes législatifs qui se révèlent comme une vraie panacée. Ceux-ci compatissent par le truchement de leur éloquence à la souffrance de ces âmes innocentes et vulnérables. » Plus loin, il précise : « La gloire de ces experts des questions de l’enfance réside dans le fait qu’ils aient réussi à construire à coût de milliards un univers infantile paradisiaque mais onirique…. »
Le plaidoyer pour l’éducation des enfants qui souffrent du handicap ne doit pas tomber dans les oreilles de sourd.  Suivez mon regard …

Prévert Oléman DJOSSOU (05.12.19)

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