Chronique éducation du jeudi 26/12/19 : LE GENEREUX MATHURIN NAGO

Le Professeur Mathurin Coffi Nago est venu en aide aux élèves en difficulté de paiement des frais de scolarité au CEG BOPA. Il a remis une enveloppe financière la semaine écoulée. Une action vue par Prévert DJOSSOU qui  apprécie.  Sa chronique est intitulée LE GENEREUX MATHURIN NAGO, On l’écoute

Quand bien même il avait annoncé au cours de la fermeture des portes de son alliance FDU, qu’il n’utiliserait le peu de moyens qu’il possède que pour l’entretien de son entourage immédiat, il ne respecte plus sa parole car le germe de la générosité en lui est débordant. L’homme vient d’offrir  une enveloppe financière de cinq cent trente mille (530.000) francs cfa à l’administration du collège d’enseignement général de Bopa. Une aide qui représente les frais de scolarité de cinquante apprenants en situation difficile. Ces derniers pourront donc suivre les cours grâce à cette charité de l’ancien président de l’Assemblée nationale, le professeur Mathurin Coffi Nago, natif de la commune de Bopa. Educateur de profession qu’il est, il connait l’utilité de contribuer à l’instruction des âmes qui ont soif du savoir.  Alors, Il faut saluer l’action de l’homme car celui qui agit en faveur de l’éducation des hommes de demain fait le meilleur investissement au monde. Si les parents de ces enfants n’ont pas pu le faire ou du moins ont eu du mal à le faire, et que lui il l’a fait, on se doit d’être reconnaissant.  .
En réalité, si l’ouverture d’une école a pour conséquence la fermeture d’une prison comme le notifiait Victor Hugo, alors, éduquer, c’est sortir des ténèbres à la lumière, c’est réveiller le potentiel qui est en l’être, c’est montrer la meilleure porte de sortie à quelqu’un. L’éducation forme les enfants d’aujourd’hui et aide à sauver la vie à ceux de demain. Vous imaginez combien d’enfants abandonnent  les cours faute de moyens ?  Même si on n’est pas tous appelé à faire de longues études, le fait de ne pas progresser un peu peut laisser des lacunes chez plus d’un. C’est vrai, tout ne s’enseigne pas à l’école mais, pardonnez, il faudra y mettre pieds pour recevoir le peu.
On voit des ONG, des fondations telles que SOS village d’enfants, la fondation Claudine Talon et autres qui agissent en faveur des enfants. Des organisations internationales, Educo, Unicef, Plan international, puis j’en passe, donnent la main aux enfants vulnérables.  C’est dire que c’est important d’agir positivement sur ce vecteur utile du développement.
On n’a pas besoin de se procurer une loupe avant de voir clair.  Béni soit celui qui sauve l’éducation des enfants. On a vu la détermination d’un certain Ajavon, d’un certain Vodonou et d’autres à construire des écoles et à soutenir des apprenants dans ce pays. Malheureusement des inconditionnels contributeurs à l’éducation nationale seraient en exil aujourd’hui. Ce n’est qu’est parenthèse.
Revenons à Mathurin Coffi Nago pour lui dire merci, merci et merci. Et pour achever ce texte, je voudrais nous rappeler un paradoxe dans l’enseignement secondaire au Bénin : pendant que le manque d’enseignant s’observe, 192 agents contractuels de l’Etat ont été éjectés du corps enseignant pour avoir boycotté l’évaluation diagnostique des 24 aout et 07 septembre 2019.  C’est un autre sujet à débattre. Suivez mon regard…

Prévert Oléman DJOSSOU (26.12.19)

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